Découvrir l’Écosse à vélo : le tour de l’Île de Skye

par | 23 Août, 2017

Voyager à vélo ne vous a jamais traversé l’esprit ? Parcourir une région au grand air, retrouver cette sensation de liberté que vous avez en ville en explorant de nouveaux horizons ?

Lorsque j’ai démarré le vélo comme mode de déplacement, il y a 10 ans, au Danemark, je ne pensais pas que le virus m’emmènerait si loin. Et pourtant…

J’ai toujours aimé le voyage itinérant et au fur et à mesure que j’ai pris confiance à bord de mon vélo, le voyage à vélo m’est apparu comme une évidence. Se laisser porter toujours plus loin au rythme de ses jambes qui pédalent. Contempler le paysage. Se sentir libre.

J’ai commencé par des séjours avec des petits itinéraires. Vélo + Bed & Breakfast. Kent. 30-40 km par jour. Peu de dénivelé.
Puis, de plus en plus de challenge…Toscane. 30 à 40 km. +500 à 600 m de dénivelé par jour. Côte d’Opale. 60-80 km par jour. Peu de dénivelé. Paris-La Mer. 160km par jour. +1400 m de dénivelé par jour.
Et mon dernier voyage. L’Île de Skye. Vélo + camping. Environ 60km par jour environ. + 500 à 600 m de dénivelé.

Pour moi, voyager à vélo devient vite complémentaire à se déplacer à vélo en ville. Aussi, j’ai envie de vous partager ces instants d’évasions et mes conseils sur le voyage à vélo.

J’ouvre donc une nouvelle rubrique plus occasionnelle parlant de voyages à vélo. Et je commencerai par mon dernier voyage en Ecosse car c’est celui qui nous a demandé le plus de préparation au niveau équipement : le Tour de l’île de Skye à vélo !

La préparation du voyage en Écosse à bord de nos vélos

Lorsque l’on s’est décidés avec William (mon amoureux avec qui je voyage toujours) pour l’Écosse, on imaginait traverser le pays en long, en large et en travers. Très vite, on s’est aperçu que si l’on voulait vraiment faire toute l’Écosse à fond avec nos vélos, il aurait fallu prendre plusieurs semaines de vacances. En plus, on avait envie aussi de se prévoir des journées plus cool avec quelques randonnées non accessibles en vélo.

On a donc décidé de restreindre notre itinéraire à une seule zone de l’Écosse qui concentre à elle seule de magnifiques paysages écossais : l’Île de Skye.

C’est d’ailleurs souvent la clef d’un bon voyage en vélo : Renoncer à tout visiter et se concentrer sur une région plus petite et prendre le temps de s’imprégner de l’ambiance, de faire des journées off et de se faire des bons restos ! Ça doit rester des vacances 🙂

William a étudié un itinéraire raisonnable quelque soit les conditions météo et avec des vélos chargés pour établir un carnet de route : Environ 60km et 600 m de dénivelé positif maximum par jour de vélo + des pauses pour randonner. Nuit sous tente, en camping sauvage ou camping.

Départ et arrivée : Armadale au sud de l’île avec 11 jours de prévus sur l’île avec vélo, randonnée et 1 stop à Portree pour voir les Highland Games.

Pour partir, nous ne nous sommes pas préparés physiquement. Mais comme nous nous étions entraînés pour les 160 km aller et 160km retour du Paris-La Mer au mois de Juin, c’était tout comme. Pour arpenter les routes d’Écosse, je vous recommande donc de vous y préparer. Le vélo chargé + les côtes parfois bien raides (entre 15 et 20%) demandent d’être un minimum entraîné.

Quelques conseils : avoir rouler au moins 40 à 60 km régulièrement sans être trop crevée les mois avant de partir + faire des exercices de renforcement musculaire pour les cuisses et fessiers. Ne pas avoir peur de se mettre en danseuse.

La préparation de notre équipement a été une étape importante dans la préparation du voyage et je vais vous en parler plus longuement à la fin de l’article.

Notre carnet de route pour découvrir l’Île de Skye à vélo

Partir avec son vélo en train jusqu’en Écosse.

Un petit mot sur le transport de son vélo en train depuis la France jusqu’au nord de l’Écosse. Dans un autre voyage, nous avions mis nos vélos dans l’avion mais ils n’étaient pas revenus en bon état. Nous avons donc voulu aller en Écosse avec nos vélos mais par le train.

En tout, nous avons pris 3 trains et 1 ferry pour arriver à l’Île de Skye, 1,5 jours de voyage :

  • Lille-Londres avec l’Eurostar
  • Londres – Glasgow avec Virgin
  • Glasgow – Mallaig avec Scotrails
  • Mallaig – Armadale par le ferry

Alors ce n’est pas chose facile de voyager avec votre vélo pour un tel voyage et voici quelques pistes pour vous aider à vous y retrouver :

1- Voyager de France en Angleterre et mettre son vélo dans l’Eurostar : C’est possible. Il faut payer un supplément et se renseigner auprès de la compagnie Eurodispatch qui sous-traite le transport des objets spéciaux. Il faut savoir que si l’Eurostar est un train ancien, votre vélo pourra être mis en soute sans être démonté. Si c’est un train récent, vous allez devoir démonter votre vélo et le faire rentrer dans une boîte ce qui peut prendre pas mal de temps, voire être compliqué. Il semble qu’il faille démonter les pédales voir même les garde-boues et porte-bagage. Renseignez-vous bien auprès d’Eurodispatch avant. Je vous conseille même d’aller faire un tour à leur bureau si vous en avez l’occasion pour vous rendre compte. Nous avons eu de la chance, nous sommes tombés sur des trains anciens à chaque fois. Pas de vélos démontés et heureusement car cela n’aurait pas collé avec nos horaires de train réservés ensuite.

2- Voyager au Royaume-uni avec votre vélo : C’est possible aussi. Certains trains peuvent même accueillir des réservations de vélo sans frais supplémentaires. Ne vous en privez pas et vous serez sûrs de voyager avec votre vélo. Par contre, les sites de réservations varient suivant la compagnie de train et c’est assez compliqué de réussir à réserver correctement tous les tickets. Nous avons réussi grâce au site de Virgin trains East Coast et au site de Scotrail.

NB : pour la France, vous pouvez aussi choisir de prendre le TGV et le ferry pour arriver en Angleterre. Les TGV peuvent accepter les vélos également moyennant des frais supplémentaires. Il suffit de regarder sur le site de réservation, si il y a un petit logo vélo pour le train.

Rouler, camper, randonner.

Il faut savoir que le camping sauvage est autorisé presque partout en Écosse. Personnellement, c’est ce que je préfère pour profiter pleinement des paysages magnifiques. Je troque volontiers mon confort pour ces occasions de liberté totale où l’on se sent seule au monde. Cela demande cependant un peu de recherche pour trouver le bon spot. Mais sur l’Île de Skye,il ne faut pas chercher trop longtemps.

Nous avons donc prévu des nuits en camping sauvage et nous avons prévu aussi quelques nuits en camping. Les campings nous permettaient de laisser nos affaires dans la tente. Nous prenions seulement avec nous la sacoche étanche qui se transforme en sac à dos avec le strict minimum pour randonner.
Nous avions aussi sur nous 1 antivol pour les 2 vélos et nos 2 vélos étaient équipés d’antivols de roues pour pouvoir garer et accrocher les vélos n’importe où.

Itinéraires et lieux préférés

Je ne vais pas vous détailler tout ce qu’on a vu. Les paysages sont aussi magnifiques les uns que les autres. Et puis, je ne vais pas vous gâcher la surprise !
Alors voici une carte de notre aventure à vélo avec les distances et dénivelés, les randos, les campings, ravitaillements et cafés que nous avons visités.

Les coins que j’ai particulièrement aimés ne sont pas forcément les lieux les plus vantés par les guides touristiques mais plutôt des lieux qui m’ont particulièrement touchée pour pleins de raisons.

Voici ma liste :

  • Le train Glasgow-Mallaig : Traversée des Highlands, des zones presque inhabitées, juste nous, le train et des vues incroyables.
  • Explorer les single-track road : Des routes de moins de 4 mètres de large où les voitures ne peuvent se croiser sans s’arrêter. Elles laissent la part belle à la nature et c’est très bien comme ça. Le trafic est forcément lent et vous laisse le temps de découvrir ces grands espaces. Ma préférée est je crois celle qui va de Carbost (commune de la distillerie Talisker) jusqu’à la baie de Talisker.
  • Tous les coins où les touristes ne vont pas : N’hésitez pas à laisser de côté les conseils des guides touristiques et tester des coins plus cachés. Ils n’en sont que plus beaux car peu visités. Malheureusement, l’Île de Skye commence à souffrir un peu trop des touristes qui s’amassent sur les lieux les plus spectaculaires. On en perd le caractère sauvage et peu peuplé de l’Île et les chemins de randonnées s’abîment. Je vous conseille par exemple d’aller vous perdre dans la baie de Talisker ou du côté de Tarskavaig où nous avons fait du camping sauvage.
  • Le camping de Glenbrittle : L’avantage des campings à l’Île de Skye c’est qu’ils sont assez simples et laissent place encore à la nature. Celui de Glenbrittle est face à une baie et une plage. L’accueil du camping est très sympa, avec un coin épicerie qui vous dépannera en pâtes et conserves. Et surtout le café, un des meilleurs cappuccinos que j’ai eu l’occasion de boire jusqu’à présent fait par le café Cuillin
  • L’auberge Old Inn à Carbost : Pour le coup, les guides ne mentent pas. Cette auberge vaut le coup, si vous voulez manger un bon haggis ou fish & chips dans une ambiance feutrée et chaleureuse. Idéale par mauvais temps !
  • Le petit port de Portree : Portree est la commune la plus grande de l’Île de Skye. Le port à l’échelle de sa ville et de l’Île est petit et plutôt mignon avec ses façades colorées qui donnent sur le loch de Portree.
  • Les Highland Games à Portree : Si vous avez l’occasion d’arriver à Portree et de voir les Highland Games, son pipe-band, ses concours de lancé de tronc et tir à la corde, je vous conseille. Ambiance sympa et bon enfant qui en fait presque oublier le côté touristique de l’événement.

L’équipement pour voyager à vélo en Ecosse

Qui dit camping, vélo et rando en Ecosse, dit bon équipement. Car oui, ce n’est pas une légende, en Ecosse, il pleut souvent. Il faut donc être préparé à toutes les éventualités et donc emmener pas mal de choses avec soi. Mais comment tout transporter sans être chargés comme des mules et en étant préparés à n’importe quelle tempête ?

Trouver votre équilibre légèreté / confort

Pour notre équipement, nous avons donc cherché un compromis entre légèreté, étanchéité, confort pour le voyage à vélo, camping et rando.

Nous avons choisi d’équilibrer les charges afin d’équilibrer les niveaux de chacun. 2 chargements, 2 styles de sacoches de cyclotourisme.
William transportait la nourriture, le couchage et les appareils photos. Il a opté pour un chargement classique de cyclotourisme avec porte-bagages avant et arrière et 1 set de sac et sacoches Ortlieb étanches :

  • 2 sacoches Ortlieb à l’avant de 12,5 litres chacune
  • 1 sacoche Ortlieb à l’arrière de 20 litres qui pouvait se transformer en sac à dos pour la randonnée
  • 1 tente sur le porte-bagage
  • 1 sac de guidon Ortlieb pour les papiers et avoir les appareils photos accessibles tout le temps

De mon coté, je transportais les vêtements, et j’ai opté pour une version légère de mon vélo de course avec un set de sacoches Apidura étanches qui s’accrochent directement sur le vélo sans avoir à installer de porte-bagage :

  • 1 sacoche de guidon de 14 L à l’avant
  • 1 sacoche de selle de 17 L à l’arrière

Nous avons cherché à optimiser notre chargement du mieux possible en terme de poids et compacité tout en gardant un peu de confort. C’est les vacances quand même 🙂
En terme de couchage, nous avons choisi d’investir dans des matelas plus légers et compacts de la marque Exped que l’on pouvait ranger dans nos sacoches étanches. Et nous avons opté aussi pour une tente Ultra-light et des duvets légers et chaud qui peuvent aller jusqu’en dessous de 0 degré. Non, il ne fait pas 0 degré en été et oui, nous sommes frileux 🙂

En terme de nourriture, nous avons choisi de prendre 2 jours d’autonomie + un bon sachet de fruits secs pour les fringales et du fromage et saucisson pour l’apéro. Pour la cuisine, 1 réchaud, 1 combo casserole – poêle, 2 bols, 2 cuillères et 2 fourchettes, 1 couteau suisse, 1 ou 2 petits sacs poubelle pour ramasser nos déchets.

Au niveau vêtements, nous avions une tenue pour le vélo et la rando par temps de pluie et froid avec un vêtement de rechange au cas où nous soyons complètement trempés. L’objectif : laver le linge sale si besoin. Donc 1 tee-shirt à manche longue et 1 de rechange, 1 cuissard + 1 long legging, 1 pantalon de rando, 1 brassière et boxer + change + 1 bonne doudoune + 1 polaire de rechange. 1 combo tee-shirt + pantalon fin sec et propre pour la ville. Et des vêtements de pluie… Qui, il le faut dire, nous ont bien servis !

En terme de chaussures, nous avons choisi de ne pas prendre de chaussures pour pédales automatiques mais plutôt un compromis de chaussures basses de randonnées. Notre seule paire de chaussures pour le vélo, la randonnée et le camping.

Voilà le détail de notre chargement. Cela peut vous donner des idées. Emmener un peu plus ou un peu moins, en tout cas, l’essentiel c’est de trouver votre équilibre légèreté/confort en fonction de ce que vous recherchez pour votre voyage à vélo.

Il n’y a pas de mauvais temps, juste un mauvais équipement !

Comme je le disais, en Écosse, il pleut. Ce n’est pas une légende. Il faut donc bien prévoir un équipement dans lequel on a confiance.

D’une manière générale, je vous conseille d’avoir toujours avec vous une parka en haut et un pantalon de pluie en bas. Les deux doivent être imperméables, coupe-vents, respirants et qui sèchent vite. Vous allez me dire, rien que ça ?
Oui, mais cela vous fait gagner en confort. Vous continuer à pédaler sous la pluie sans être trempés de l’intérieur et lorsqu’il s’arrête de pleuvoir, un peu de vent et vous êtes au sec.

Je vous conseille aussi pour vos vêtements de dessous, des vêtements respirants, qui sèchent vite, voire anti-bactériens. Personnellement, je suis fan des vêtements en laine mérinos car ils combinent toutes ces propriétés (comme le snood Lady Harberton par exemple).

Nous avions aussi des sur-chaussures imperméables car nos chaussures n’étaient pas étanches. Celles de la marque Vaude ont très bien fait l’affaire. Pour la tête, je mettais ma casquette de cycliste en dessous de ma capuche ajustable et enfin mon casque. La visière relevée de la casquette et la capuche bien ajustée me permettait d’avoir une bonne visibilité sous la pluie et de pouvoir tourner correctement la tête sans avoir de pluie dans les yeux. Voilà.

Et en plus de l’équipement physique, nous avons prévu des sacoches toutes étanches et nous avions pris la décision de racheter une tente avant de partir pour être sur d’être bien au sec. Décision que nous n’avons pas regretté d’ailleurs.

Les midges

Alors si vous parlez de l’Écosse à quelqu’un qui est déjà parti il vous parlera surement des midges. Ce n’est pas non plus une légende. Les « attaques » de midges se contrôlent bien avec un équipement adapté aussi.

Les midges ? Qu’est-ce que c’est ?
Imaginer les petits moucherons qui viennent voler autour d’une pêche pourrie. C’est ce genre de moucheron mais ils ont la fâcheuse tendance de vous prendre pour leur déjeuner quand ils vous croisent. Il font des micro-morsures sur la peau. Ça pique un peu sur le coup. Ça fait des petites marques rouges qui disparaissent vite. Donc pas d’inquiétude. Ce qui est le plus désagréable c’est quand ils sont en essaim autour de vous et que vous ne pouvez plus faire autre chose que d’essayer de les chasser.

Nous en avons fait les frais le premier soir, comme des débutants quoi !

Tout d’abord, il faut savoir que vous ne croiserez pas de midges tout le temps. Les midges n’aiment pas le vent. Méfiez vous lorsque le vent tombe et qu’il n’y a aucune brise, cela arrive souvent après une pluie et dans des lieux humides comme les tourbières ou les marécages. Si vous êtes pris dans une grosse tempête, bonne nouvelle, vous ne serez pas embêtés par les midges !

Ensuite, je vous conseille de prévoir cet équipement :

  1. Pensez à être habillés de la tête au pied. Ils ne mordent que la peau découverte donc prévoir : 1 pantalon long, tee-shirt à manches longues, buff, voir des gants.
  2. Les répulsifs à insectes qu’on trouve sur place sur les parties du corps exposées (visage et mains) fonctionnent bien. Nous avons acheté celui de la marque Trek dans un magasin de sport de nature à Glasgow qui marchait très bien à chaque fois.
  3. La « moustiquaire de tête » si l’on se retrouve dans un essaim. Cela évite de respirer les moucherons. Attention, les moustiquaires de tête classiques peuvent ne pas être efficaces pour les midges. En ce qui nous concerne, nous avions pris les devants et acheté en France des moustiquaires en pensant être préparés. On s’est vite rendu compte que la maille n’était pas assez fine et que les moucherons passaient à travers ! Donc choisissez en une qui est préconisée contre les midges.

Le mieux pour les répulsifs et moustiquaires est de les acheter sur un site écossais ou une fois arrivés en Ecosse.
Pour vous aider à vous projeter, voici quelques références que j’ai récupérées lors de notre voyage :
Le répulsif que nous avons utilisé : Trek
Autre site mis en avant dans les petits camping : Smidge

Voilà, j’en ai fini avec mon récit de notre tour de l’Île de Skye avec une photo du folklore local : le lancé de tronc. J’aurai pu en dire encore beaucoup et j’espère ne vous avoir pas perdu en cours de route. J’espère aussi que cela vous donnera envie d’aller explorer ce bout de l’Écosse ou de vous mettre au voyage à vélo !

2 Commentaires

  1. caroline

    Ce récit fait rêver, merci et chapeau 🙂

    Réponse
    • Lady H

      Merci Caroline ! J’espère que les infos dans l’article te donneront envie de te lancer à la découverte de l’Ecosse, c’est tellement beau !

      Réponse

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